Fiches d’information

Trois fiches d’information viennent d’être publiées en français sur les sujets récurrents abordés lors des ateliers et tables rondes organises dans le cadre du projet WECA (Whither EC Aid) sur le futur de l’aide européenne. Leurs objectifs est d’attirer l’attention sur quelques questions clés et contribuer à inspirer un débat approfondi sur l’Appui budgétaire, la Division du Travail, et Le Traité de Lisbonne et le Développement.

L’Appui Budgétaire

Basés sur les discussions organisées dans le cadre des tables rondes, cette fiche d’information souhaite contribuer à clarifier les principaux enjeux, risques et bénéfices potentiels liés à l’utilisation de l’appui budgétaire par la CE. L’appui budgétaire est utilisé de façon croissante comme modalités par les bailleurs pour canaliser l’aide. La CE accompagne cette tendance, et y recourt plus que d’autres donateurs, s’alignant ainsi sur le Consensus Européen pour le Développement et la Déclaration de Paris. L’Union européenne a d’ailleurs décidé de canaliser 50% de son aide publique au développement à travers l’appui budgétaire à l’horizon 2010. Notamment en raison de cet engagement, la CE utilisera l’appui budgétaire de façon croissante dans le cadre du 10ème FED.Des bailleurs européens significatifs intensifient également le recours à l’appui budgétaire dans leurs coopérations bilatérales. Il faut néanmoins noter que les diverses formes d’appui budgétaire ne constitue pour l’instant qu’une part mineure de montant global de l’aide, et qu’il est peut probable que les bailleurs européens atteignent leur cible de 50% d’aide à travers l’appui budgétaire. Lire la suite

La Division du Travail

La coopération au développement présente aujourd’hui de multiples facettes tant à travers les profils des donateurs qu’à travers les approches utilisées, une situation que certains n’hésitent pas à dénoncer comme étant hors de contrôle. Un pays en voie de développement doit aujourd’hui faire face à une trentaine de donateurs différents, au lieu de 12 dans les années soixante. Pour les gouvernements des pays en voie de développement, la gestion de ces diverses aides est un vrai défi et prend beaucoup de temps, détournant à la fois des ressources et de l’énergie au détriment de leurs activités. Par exemple, le Vietnam a reçu a lui seul 791 missions en 2005, soit plus de trois par jour ouvrable. Environ 2400 rapports doivent soumis annuellement par le gouvernement tanzanien à la communauté des bailleurs. De telles chiffres illustrent comment une coordination insuffisante affecte de façon négative l’efficacité, et au final, l’impact de l’aide en terme de développement économique et de réduction de la pauvreté, pourtant recherchés par tous les partenaires. Lire la suite

Le Traité de Lisbonne et le Développement

Le Traité de Lisbonne encadre la dernière phase en date de la transformation graduelle de l’Union européenne (l’UE) d’une communauté plutôt tournée vers elle-même en un acteur plus ambitieux au niveau global. Cette tendance se reflète à travers une expansion significative de ses objectifs, qui incluent notamment la réduction de la pauvreté mondiale. Le Traité de Lisbonne illustre à cet égard l’évolution d’un accent mis sur la paix, le bien-être et la prospérité au sein de l’UE vers un souci plus prononcé de répondre aux défis globaux.

Le Traité de Lisbonne a été signé en décembre 2007. S’il est effectivement ratifié cette année, il institutionnalisera pratiquement l’ensemble des changements proposés dans la Constitution de 2004 pour une intégration européenne renforcée. Plusieurs nouveaux domaines seront communautarisés, la codécision deviendra la procédure législative standard et le vote à la majorité qualifiée sera étendu à plus de 40 nouveaux domaines. Par conséquent, le Traité étend le rôle du Parlement européen. Le Traité a également des dispositions permettant des rythmes et des modèles d’intégration différenciés, ainsi qu’un dispositif institutionnel adéquat pour un élargissement progressif et une diversité accrue. Lire la suite

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